Aller au contenu

Barbotine, XIXe siècle Une jardinière en barbotine sur trois figures ailées

Un corps flammé de vert et de brun, des médaillons ovales à fond turquoise où un oiseau se pose sur une branche fleurie, des nœuds de ruban modelés en relief. Trois figures ailées soutiennent la cuve au-dessus d'un socle tripode, et l'intérieur est émaillé rose. La barbotine aime les couleurs franches ; c'est aussi une céramique qu'il faut savoir retourner.

Éric Benhamou, antiquaire

C'est moi qui réponds au téléphone, 7 jours sur 7. Éric Benhamou, antiquaire de père en fils.

Google4,4/5 · 62 avis Google

Jardinière en barbotine à fond vert et brun flammé, médaillon turquoise à l'oiseau, posée sur trois figures ailées et un socle tripode, sur une console en marbre devant des tableaux encadrés d'or
Médaillon ovale à fond turquoise : un oiseau en relief sur une branche fleurie, sous un nœud de ruban bleu
Médaillon ovale à fond turquoise : un oiseau en relief sur une branche fleurie, sous un nœud de ruban bleu
Figure ailée en gaine sous la cuve : buste féminin aux ailes blanches et ceinture jaune, terminé en feuillage vert
Figure ailée en gaine sous la cuve : buste féminin aux ailes blanches et ceinture jaune, terminé en feuillage vert
La jardinière vue de haut : intérieur émaillé rose, bordure à feuillage vert
La jardinière vue de haut : intérieur émaillé rose, bordure à feuillage vert
La jardinière de profil : deux médaillons, nœuds de ruban et une figure ailée sous la cuve
La jardinière de profil : deux médaillons, nœuds de ruban et une figure ailée sous la cuve

La barbotine, nom français de la majolique

La barbotine est une faïence moulée en relief puis couverte de glaçures colorées, qui se déposent plus ou moins épaisses selon les creux du décor. En Angleterre, on l'appelle majolique. Minton la lance au milieu du XIXe siècle et la présente à l'Exposition universelle de Londres, en 1851 : le succès est immédiat.

En France, les faïenceries s'en emparent dans la seconde moitié du siècle : Choisy-le-Roi, Sarreguemines, Onnaing, et bien d'autres. Jardinières, cache-pots, plats à feuillages, pichets en forme d'animaux : la barbotine est une céramique de décor, faite pour les jardins d'hiver et les salons, et le goût de l'époque pour la nature y est partout.

« Le premier geste devant une barbotine, c'est de la retourner. » Éric Benhamou

Ce que je regarde d'abord : le revers

Je retourne la pièce. Une marque en creux, un cachet ou un numéro de modèle au revers désigne souvent la manufacture, et c'est elle qui fait d'abord le prix. Sur cette jardinière, la marque reste à relever : je ne cite donc aucune manufacture tant que le revers n'a pas parlé. Beaucoup de barbotines ne sont d'ailleurs pas marquées, et ne s'attribuent alors que par comparaison avec des modèles documentés.

Le revers renseigne aussi sur la pâte : là où la glaçure manque, on voit la couleur de la terre, et l'on juge de la finesse du moulage.

Les reliefs, là où se cachent les restaurations

Les ailes, les rubans et les bordures sont les premiers à s'écailler. Sur cette jardinière, la bordure supérieure présente des manques de glaçure, à examiner de près. Une retouche à froid, c'est-à-dire repeinte sans nouvelle cuisson, se trahit par une peinture plus mate que la glaçure, et souvent par une teinte légèrement différente sous une lumière rasante.

Une barbotine ébréchée garde de la valeur, surtout si le modèle est rare et la manufacture identifiée ; une restauration grossière gêne en revanche davantage les acheteurs qu'un éclat franc. Pour un autre décor d'oiseaux, peint cette fois sur porcelaine, voyez la paire de vases de Canton. Et pour une première fourchette sur photos, ma page d'estimation d'antiquités explique ce qu'il faut m'envoyer : une vue d'ensemble, et une photo du dessous.

Une pièce comparable chez vous ?

Ce que je regarde pour ce genre d'objet est détaillé sur la page dédiée : estimation par un antiquaire. Les autres pièces de la rubrique céramiques & faïences sont réunies parmi les pièces passées par le stand, et c'est moi, Éric BENHAMOU, antiquaire au marché Paul Bert, qui les estime.

Les questions qu'on me pose

Quelle différence entre barbotine et majolique ?

Aucune sur le fond : barbotine est le nom français, majolique le nom anglais de la même faïence moulée en relief et couverte de glaçures colorées. La majolique italienne de la Renaissance est une autre céramique, peinte sur un émail blanc.

Où trouver la marque d'une barbotine ?

Sous la pièce, en creux dans la pâte ou sous forme de cachet. Un numéro de modèle l'accompagne souvent. Une photo nette du dessous suffit pour commencer.

Une jardinière en barbotine ébréchée a-t-elle encore de la valeur ?

Oui, selon le modèle et la manufacture. Un éclat franc pèse moins qu'une restauration grossière. Gardez les morceaux si un élément s'est détaché.

Autres pièces passées par le stand

Toutes les pièces

Une pièce comparable chez vous ? Deux photos suffisent.

Envoyez-moi une vue d'ensemble et un détail : signature, marque, poinçon ou dessous. Je vous rappelle sous 24 h, 7 jours sur 7, et je vous dis franchement ce qu'elle vaut.

Recommandé : JPEG ou PNG, 5 maximum

Vos coordonnées ne servent qu'à vous rappeler au sujet de cette demande (voir la protection des données).

Ou 06 09 13 89 71 · contact@antiquitemallarme.fr

Appeler Éric